Revenir au site

Le jour où j’ai décidé de commencer à dire « non »

De l'importance de savoir dire "non" pour en faire moins et mieux développer ses projets.

Ce matin, quand je me suis levée à 5h45 pour ma routine matinale, j’étais contente de voir qu’il pleuvait. Je me suis levée la tête pleine de doutes & de questions. Je savais que j’avais besoin d’une « journée d’introvertie », comme j’aime à les appeler, pour réfléchir au calme, clarifier mes pensées dans le confort de ma bulle. Le ciel gris clair et le bruit de la pluie créent une ambiance propice pour un jour de réflexion. Les jours de pluie me font toujours penser à ces vers de Verlaine.

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Paul Verlaine

Hier soir, je me suis couchée en lisant un numéro du magazine « Entreprendre ». Si d’habitude lire ces histoires d’entrepreneurs & entreprises à succès m’inspirent, me grisent même ; hier soir ces histoires ont planté une petite graine de doute dans ma tête. Et si mon projet « Mam’zelle Projet » manquait d’ambition, de potentiel, de stratégie, de « tous-ces-grands-concepts-qu-on-lit-dans-les-magazines » ?

Quand je me suis levée ce matin, ces questions dansaient encore dans ma tête et j’avais un petit nœud dans le ventre à l’idée d’être sur le mauvais chemin. J’espérais que ma routine matinale m’aiderait à y voir plus clair et calmer mon anxiété.

10 minutes de méditation, 5 minutes d’affirmation/visualisation et 2 pages d’écriture plus tard, je me sentais déjà beaucoup mieux. J’avais toujours autant de questions (voir plus car j’avais pris le temps d’en faire une liste) ; mais j’avais aussi une longue liste de solutions possibles pour répondre à ces questions. Je ne sais pas encore exactement comment je vais m’y prendre mais maintenant je suis plus rassurée quant à mes chance d’y arriver et d’être sur le « bon » chemin (le chemin qui a un sens pour moi).

Mes réflexions ont continué devant mon petit-déjeuner (un chocolat chaud fait à la casserole qui m’a ramené en enfance !), dans la salle de bain et puis dans la voiture. C’est au volant que j’ai eu comme une révélation : je dois en faire moins. Dernièrement, j’avais déjà cette idée en tête en lisant le livre « L’art d’aller à l’essentiel » et avec l’application de la philosophie « Less is more » dans mes placards et armoires. Mais ce matin dans ma voiture, j’ai compris que je devais en faire de même dans le développement de mes projets professionnels. C’est devenu une évidence : j’ai besoin de temps et de vide. Le seul moyen de parvenir à y voir clair dans mes projets, c’est en en faisant moins, beaucoup moins.

En 2008, après une période de deuil, j'ai développé un syndrome que j’ai appelé « l’urgence de vivre » : je sautais frénétiquement sur toutes les occasions pensant qu'à tout moment, tout pouvait disparaitre. Je pensais que toutes les opportunités étaient uniques et qu’il ne fallait refuser aucune occasion sous peine de le regretter plus tard.

8 ans plus tard, je me rends compte que dans mes projets pros, je souffre peut-être d’une « urgence de faire » en sautant sur toutes les opportunités, les partenariats possibles, les moyens de communiquer sur mes projets, etc. Mais en fait…

  • Non, je ne dois pas remplir mon agenda d’activités diverses & variées.
  • Non, courir dans tous les sens & être sur tous les fronts, n’est pas le meilleur moyen d’atteindre mes objectifs.
  • Non, en faire plus ne veut pas nécessairement dire grandir plus vite.

Lundi matin, 08h39, je suis sure de trois choses :

  1. Je dois sérieusement commencer à dire « non ». Je ne m’en sors pas trop mal pour dire « non » aux personnes mais maintenant c’est aux opportunités que je dois apprendre à dire « non » ; car les saisir toutes n’est pas le meilleur moyen de développer son projet. 
  2. Une routine matinale peut transformer une journée "beurk" en une journée "waouh". Je reviendrai plus longuement sur la routine matinale et l'impact qu'elle peut avoir sur nos projets dans un autre article.
  3. Les magazines sur la création d’entreprise peuvent parfois avoir le même effet sur vous que les magazines féminins : vous faire sentir difformes & non-adaptés. Alors à consommer avec modération ! ;)
Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OKAbonnements générés par Strikingly